Rechercher : tombelle
De la Tombelle Henry
Un demi-siècle de vélo
Souvenirs d'un Cyclotouriste
Auteur : Henry de la Tombelle
Extrait du texte
[…]
Pour moi, la bicyclette reste attachée à toutes les époques de ma vie, aux bons comme aux mauvais jours, aux temps « avec auto » comme « sans auto ». Elle fut et demeure la compagne de tous les instants, la « copine », pas gênante, qu'on case partout, toujours, n'importe où, et qui est constamment prête à aller se promener avec vous où ça vous chante.
1891-1943. Cinquante-deux ans ont passé. J'ai toujours un guidon aux mains et des pédales, aux pieds ! Entre les premières leçons de tricycle que me donnait mon père et la courte leçon de bicyclette que je viens de donner à ma petite-fille, un demi-siècle a coulé ; Je finis par me demander si rien n'est plus uniforme que l'existence, si vraiment la vie change tant qu'on le dit ou qu'on le croit.
[…]
1945 – 62 pages – Éditions La Belle Cordière
Ce texte est disponible en téléchargement gratuit sur le site de Gilbert Jaccon.
De Henry de la Tombelle, lire également le « Manuel de cyclotourisme » présenté sur ce blog.
09/04/2020 | Lien permanent
De la Tombelle Henry
Manuel de cyclotourisme
Auteur : Henry de la Tombelle
Dessins : Lep
Extrait de la préface de J. Susse
Tous les cyclotouristes connaissent Henry de la Tombelle ; aussi n'est-ce pas à leur intention que sont écrites ces quelques lignes qui s'adressent surtout à ceux qui ignorent encore les joies de la randonnée, comme celles de la simple promenade à vélo.
Canoéiste, conférencier et plus encore poète et cyclotouriste, Henry de la Tombelle conserve le goût du juste milieu : poète, il chante les beaux paysages de France, mais n'oublie pas qu'il est homme et que, comme tel, il doit manger pour vivre ; il ne négligera donc jamais la gastronomie qui, pour lui, est inséparable du pays de France.
Cyclotouriste, il fait des promenades courtes ou longues, voire de grandes randonnées, mais il ne s'attaque pas aux records de durée, de vitesse, ou de distance ; il prend son temps, car il ne voyage que pour voir.
L'auteur, quoique plein d'expérience, veut ignorer le ton doctoral et conserve toujours le ton d'une causerie amicale ; […]
1943 – 92 pages – Les éditions J. Susse

Note d'Alain Bouchet
Il y a eu une édition en 1942 (Les Éditions de la revue “Camping”) qui a précédé celle de 1943 aux éditions J. Susse.
Apparemment, 1943 est la date de création des éditions J. Susse à partir des éditions Camping. Dans le livre, en 1942, Susse est noté comme directeur des Éditions de la revue "Camping" à la même adresse.
Le contenu des 2 éditions est identique, sauf les listes de publications en début et fin de volume.
De Henry de la Tombelle, lire également Un demi-siècle de vélo présenté sur ce blog.
02/05/2026 | Lien permanent | Commentaires (1)
De la Tombelle Henry - Samazeuilh Jean
Guide touristique Sud-Ouest
Cyclotourisme. Canoë. Camping
Auteurs : Henry de la Tombelle - Jean Samazeuilh
Extrait de « Considérations touristiques et sportives »
La lande fut longtemps considérée inhospitalière au tourisme. On allait à Arcachon ; à la rigueur à Lacanau. Quelques vagues baigneurs connaissaient Mimizan. Arcachon seul était « avoué ». Hossegor n'existait pas. On n'admettait que la côte Basque, avec Saint-Jean-de-Luz et surtout Biarritz. Vint le sport, et tout changea. […]
Denis et Denise sont des tandémistes, également « fervents », des passionnés de cette « longue bicyclette » qui permet de ne se séparer même pas pour tourner les jambes ! Fervents, mais exceptant de cette ferveur les côtes, ils ont, eux aussi, eux encore, découvert la lande. Jusqu'à présent, ils n'ont roulé que sur de larges routes incendiées de lumière. Ils voudraient connaître le cœur de la forêt, pédaler dans de petits chemins, s'enivrer de silence et se délecter d'ombre. Mais comment faire avec cet ennemi : le sable, qui rend impossible le tourisme en forêt autrement que sur un chariot à roues énormes tiré par des mules ? Ainsi croient-ils ; mais que grande est leur erreur, et qu'ardents furent leurs remerciements lorsque je leur révélai que, non seulement il existait de nombreuses pistes paillées, c'est-à-dire où le sable, en quelque sorte armé d'aiguilles de pins, tassé, non remué par les sabots des mules ni les roues des chars, présente une surface élastique et douce tout à la fois, permettant le passage des vélos, offrant très peu de résistance à l'avancement, oui, non seulement des pistes paillées, mais des pistes dallées ! […]
1938 – 72 pages – Éditions Delmas, Bordeaux
Merci à Alain Bouchet qui a établi cette fiche.
02/04/2026 | Lien permanent
Haupais Michel
En tournant les manivelles...
… quelques pages de la légende des cycles.
Auteur : Michel Haupais
Extraits de la préface rédigée par l'auteur
[…] Cet homme, ce sportif érudit et curieux, Henri BOSC, pour le nommer, tomba un jour en fouillant les archives de la FFCT sur une référence enfouie dans les paperasses de l'ère secondaire (l'ère primaire étant celle de VÉLOCIO).
Il s'agissait en l’occurrence d'un prix littéraire de cyclotourisme – le dernier en date – décernée par la Fédération à un certain CRECHE, alias l'auteur de ces lignes – ledit prix s'intitulait « En tournant les manivelles » et relatait des randonnées faites à vélo dans les années 50-60.
[…] C'était le temps de ma découverte de la randonnée sur deux roues et j'y retrouve tout l'enthousiasme, tout le plaisir, toute la naïveté, voire un rien de suffisance qui caractérisent les néophytes. Grâce au BCN , puis au BPF à la création de laquelle j'ai participé avec l'ami Maurice ROCHE, j'avais découvert mon pays et éprouvé d'inoubliables sensations. Au point que je ressentais le désir de les faire partager aux autres. Ce que je tentais d'ailleurs de faire pendant 25 ans dans les colonnes du « Chasseur français » en prenant la succession d'Henry DE LA TOMBELLE. […]
1987 – 230 pages – Fédération Française de CycloTourisme

Livre lu et apprécié par le comité de lecture du blog
Michel Haupais a également écrit en 1962, au Masque, collection Espionnage, 255 pages, « Les vieilles filles de Wonsburry », roman policier dans lequel le vélo joue un certain rôle dans le déroulement de l'action.
09/05/2019 | Lien permanent | Commentaires (1)
Collectif
Le cyclotourisme d'aujourd'hui
Auteur : Collectif
Il y a un an, à cette même place, nous vous présentions Le Cyclotourisme d'aujourd'hui. Nous avions l'ambition de vous faire connaître les dernières nouveautés cyclotouristiques. […]
Nous avons voulu faire mieux pour 1938. Nous pensons y avoir réussi. Chaque année, à la même époque, Le Cyclotourisme d'aujourd'hui, viendra maintenant, sous une forme aussi plaisante que possible, vous mettre au courant des progrès de la technique cycliste.
Le Cyclotourisme d'aujourd'hui n'est pas un catalogue, ce n'est pas une revue, c'est mieux que tout cela, c'est l'effort condensé d'un groupe de fabricants réunis avec le même désir : celui de vous servir. […]
Commentaire de Jean-Yves MOUNIER
En plus des habituelles annonces pour les cycles Hurtu et les marques alors en vogue dans le milieu cyclotouriste – dérailleurs Le Cyclo ou Simplex, selles Idéale, tubes Reynolds, pour n'en citer qu'une petite partie – cette publication donne la parole à quelques figures emblématiques du cyclotourisme de l'époque.
Henry de la Tombelle y revisite Le lièvre et la tortue, Maurice Jérôme, alors président de la FFSC, y exprime son désir que tous les cyclistes deviennent des cyclotouristes, André Rabault y loue le cyclo-camping, sans oublier les contributions de Claude Tillet, René Chesal et de Jean Garnault.
Signalons également dans cette édition le profil de douze cols alpins, dessinés par J. Deborne d'après les profils Dolin.
1938 – 32 pages – Compagnie nouvelle des cycles Hurtu

La couverture de l'édition 1937
09/02/2026 | Lien permanent
Collectif

Bulletin officiel de la Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme.
Cyclotourisme, revue mensuelle de la Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme.
Auteur : Collectif
Extraits de l'article de Laurent Vigniel que nous remercions, texte publié sur le site des bibliothèques spécialisées de Paris
Entre 1929 et 1933, de jeunes cyclotouristes donnent un coup d’élan à la revue de la Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme. Ils poursuivent l'œuvre de Vélocio par la plume et sur la route jusqu'à concrétiser certaines de ses idées comme les diagonales. […]
Après la disparition de La pédale en 1928 dont ils tenaient la rubrique cyclotouristique, André de Boubers (alors président de la F.F.S.C.) leur propose de transformer le bulletin fédéral en une vraie revue à partir de janvier 1929. Les deux amis font partie du Groupe montagnard parisien, comme Jacques Oudart et Raymond Louis qui prendront leur suite en 1931. Ce dernier dessine et travaille dans la décoration architecturale, il illustre et améliore la présentation graphique de la revue.
Le 4 mars 1930, la disparition brutale de Paul de Vivie affecte la communauté des cyclotouristes qui l’ont lu et côtoyé. Les rédacteurs de la revue de la F.F.S.C. participent à sa renommée posthume en publiant régulièrement quelques-uns de ses écrits, des randonnées, des témoignages, des photos. La continuation des rendez-vous annuels de Pâques en Provence par la fédération entretient cette transmission, jusqu'à aujourd'hui. […]
Les récits de voyage sont publiés comme une invitation à prendre la route en partageant observations, conseils et itinéraires, comme ceux du périgourdin Henry de la Tombelle (qui fut avec son père compositeur un cycliste itinérant de la première heure) ou du roannais Lucien Clairet. Le cyclo-camping est traité encore parcimonieusement.
1929-1940 – Nombre de pages variable – Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme
Voir toute la collection en ligne du Bulletin officiel de la Fédération française des sociétés de cyclotourisme : revue mensuelle de Cyclotourisme.
Voir toute la collection en ligne de Cyclotourisme : revue mensuelle de la Fédération française des sociétés de cyclotourisme.

11/11/2024 | Lien permanent
Lemaître J.
La vie sportive de Jean Rey
Auteur : J. Lemaître
Préface
Bien sûr, les grands randonneurs ne manquent pas à la Fédération. Ils sont même si nombreux que les 92 heures de Jean Rey, dans son Paris-Brest et retour, seraient à peine remarquées, mais lui-même ne s’attribue pas des dons athlétiques exceptionnels. Au contraire. Ce qui le distingue de tous, c’est son acharnement, son courage, sa patience, et, il faut bien le dire, vu son âge, sa résistance au virus du vieillissement qui se traduit chez tant d’autres par le doute de soi, le dégoût, la lente déroute de la volonté et surtout par cet « à quoi bon ! » qui, lorsqu’il est sincèrement prononcé et éprouvé, marque l’irrémédiable fin de l’être.
C’est pourquoi ce vieux rouleur est devenu une figure dans le monde des diagonalistes, comme Cazassus (mais sur un tout autre plan) l’est dans le monde des randonneurs de montagne. Il est représentatif de cette période bizarre où, à tous les échelons de l’effort, le moteur semble narguer le courage humain et s’en moquer en attendant de l’anéantir. »
C’est ainsi qu’en 1952, Henry de la Tombelle définit Jean Rey : « Car ce ne sont pas les mémoires d’un champion cycliste en renom qui vont suivre. Non ! Ce ne seront que quelques brèves notes glanées au hasard parmi la multitude d’épreuves accomplies par ce cyclo sexagénaire. » Venu très tard à la randonnée, il va en quelques années défrayer la rubrique sportive à un âge où la plupart aspirent à un repos bien gagné. Ayant contracté des rhumatismes dans les tranchées durant la guerre 1914 -1918 et n’obtenant aucune amélioration après deux ans de traitement, il décide de refaire de la bicyclette. En trois ans, ses douleurs ont disparu. Et bien que n’étant pas un mordu du vélo, il persévère alors pour sa santé. C’est ainsi que commence, à 45 ans, sa prodigieuse histoire.
Car ses exploits ne sont pas ceux d’un champion hors série particulièrement doué pour le sport. Il n’est qu’un homme parmi tant d’autres, le sportif que tout le monde peut devenir à force de volonté. Les médecins reconnaissent qu’il a le cœur faible et la cage thoracique étroite. Son cœur l’obligera même momentanément à prendre du repas en 1953, alors qu’il vient de réaliser son rêve, bouclant avec la « Malle des Indes », Calais – Mont-Cenis – Brindisi, la plus longue épreuve du monde, 2 250 kilomètres en une seule étape. Venant après les neuf diagonales de France, dont il est le recordman et le doyen, et deux Paris-Brest et retour, la grande épreuve du calendrier français, ce palmarès se présente comme unique quand on saura que les plus beaux fleurons ont été acquis entre 58 et 63 ans. Modèle de courage et de volonté, Jean Rey est vraiment devenu le porte-drapeau de la cause cyclotouriste ; et c’est le plus bel hommage que nous lui rendons.
1955- 51 pages - édité en 600 exemplaires par l’auteur (cet ouvrage est aujourd’hui épuisé).
17/05/2016 | Lien permanent
Page : 1

