Deharme Ernest (30/09/2026)

Deharme E, La locomotion, 1888 (couverture).jpgLes merveilles de la locomotion

Auteur : Ernest Deharme

 

Chapitre 9, Les vélocipèdes, p. 263-275
Nous ne pouvons terminer ce petit livre sans dire quelques mots des véloces en général, qui ont été l'objet d'un si grand engouement, pour lesquels on a monté des ateliers considérables, engagé des sommes folles, comme s'il s'agissait d'un véhicule capable de modifier profondément, ou de remplacer l'un de ceux dont nous nous servons depuis longtemps.
Un écrivain, qui s'appelle le Grand Jacques et dont la plume a célébré les prouesses du vélocipède, écrivait : « Le vélocipède est un des signes du temps. Après le coche, la diligence ; — après la diligence, le chemin de fer ; — après le chemin de fer, le vélocipède.... »
Si cette phrase n'était qu'un simple énoncé chronologique, nous n'aurions rien à dire, mais elle vise plus haut. Elle indique plus qu'un perfectionnement dans l'art de la carrosserie, elle annonce un progrès dans la science des moyens de transport.
Notre avis est qu'il ne faut pas attribuer à ces légers appareils une vertu si grande. On ne pourra nous contester qu'un véhicule est d'autant plus parfait qu'il réclame pour se mouvoir une arène ou une voie moins parfaite. Or, la condition première d'emploi du vélocipède et des véloces, en général, est l'existence d'une route bitumée ou macadamisée en bon état. Le pavé, qui convient si bien aux voitures, cause une fatigue insupportable aux velocemen par les cahots incessants qu'il produit. Les ornières rendent la marche impossible.[…]
Note d'Alain Bouchet
Les première et deuxième éditions (1874 et 1878) sont consultables sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF. Dans ces éditions, le chapitre consacré aux vélocipèdes, se trouve p. 248-261 (Ch. 8, 1874) et p. 303-317 (Ch. 9, 1878).

 

1888 (3e édition) – 320 pages – Librairie Hachette et Cie

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