Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/06/2013

Courtet Nathalie

cyclotourismeDe la jungle birmane à la taïga russe

  L’Asie à vélo couché, III

Auteur: Nathalie Courtet

C’est en novembre 2010, quelques mois seulement après être revenus de leur dernier périple, que Nathalie et Michel Courtet se remettent en selle en direction de l’Asie du Sud-Est. Le Myanmar sera le point de départ d’un voyage qui les mènera à Vladivostok, en passant par la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, puis la Chine avant de rallier la Russie en traversant l’immense désert de Gobi. Les deux cyclo-voyageurs vont en voir de toutes les couleurs au sens propre comme au figuré : les étendues vertes de la jungle sud-asiatique, les reflets miroitants des rizières en terrasses, l’altitude céleste des plateaux chinois, la steppe nue du désert mongol, les eaux bleues de lac Baïkal et les neiges sibériennes, mais aussi les crevaisons à répétition, et même la casse d’un vélo. Arrivés à Vladivostok, le voyage n’en sera pas pour autant terminé : à bord du transsibérien ils rejoindront Moscou puis Saint-Pétersbourg avant de regagner enfin, et à vélo, leur Jura natal. Treize mois sur la route, à changer de lieu tous les jours, à voir défiler les paysages à quinze kilomètres à l’heure, à improviser la vies, à accumuler des émotions extraordinaires. Trop court. Trop long. Trop de richesses. Trop de misère. Treize mois loin des leurs, treize mois proches des autres.

Narthalie Courtet est aujourd’hui accompagnatrice en moyenne montagne et Michel est menuisier-ébéniste. De 1992 à 2007, de courtes escapades à travers les cinq continents font naître chez eux une passion pour l’ailleurs. Le voyage à vélo s’impose comme une évidence. De 2008 à 2011 ils ont parcouru plus de 47.000 Km et traversé une trentaine de pays. Le premier tome de L’Asie à vélo couché a reçu le prix littéraire Curieux  Voyageurs 2013 du festival de films de Saint-Étienne.

-2013- 384 pages – Éditions FHÉBUS – www.editionsphebus.fr

Prix : 23 €    

09:20 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans Asie, Europe | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer

Commentaires

Les fans de Nathalie Courtet - dont je fais partie - vont être tristes : la trilogie « L'Asie à vélo couché » s'achève avec ce troisième tome qui entraîne le lecteur de la jungle birmane à la taïga russe et qui, fidèle aux deux premiers épisodes, nous offre un récit de haute qualité sur un voyage à bicyclette une nouvelle fois riche en péripéties. Bris de bicyclette pour son mari Michel, perversion du tourisme de masse sur les populations locales, relations ambiguës au Vietnam, traversée épique du Sichuan, le désert de Gobi, les situations propices à la réflexion vécues au cours de ce voyage sont nombreuses et Nathalie n'hésite jamais à nous en faire part, soucieuse de partager en toute simplicité avec son lectorat un vécu qu'elle analyse toujours avec lucidité, tendresse mais aussi réalisme, il n'est ici pas question d'enjoliver, de faire comme si ! Nathalie est entière et le lecteur lui en est reconnaissant.
Cependant, faut-il croire Nathalie et imaginer que ses aventures vont ainsi prendre fin, laissant le lecteur dans un état de frustration peu compatible avec l'intention première de l'auteure qui était de nous faire partager une aventure hors du commun mais néanmoins accessible au plus grand nombre ?
Doctoresse Nathalie ou Miss Courtet ? Quel est donc le vrai visage de cette écrivaine – j'ose le mot, la qualité de la narration le justifie – qui, ici écrit « J'ai l'impression de fuir avec plaisir et de plus en plus la présence humaine, et pourtant, j'ai besoin des gens. » et là « Me perdre à l'horizon, disparaître, ne pas donner de nouvelles et finir en ermite quelque part. ».
Nathalie ne peut pas nous laisser tomber ainsi, elle sème dans son récit de nombreux indices qui témoignent de sa volonté de ne pas en rester là : « mettre les voiles à nouveau... C'est su d'avance. », « On devrait se laisser aller plus souvent », « j'aimerais connaître l’expérience de la solitude », … Et elle termine son récit par cette phrase que nous souhaitons prémonitoire : « Et je repartirai dès que possible ».
Nous sommes déjà avec toi, Nathalie...

Écrit par : Jean-Yves MOUNIER | 10/11/2013

Écrire un commentaire