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11/12/2015

Ollivier André

cyclotourisme La revue AI LIAMM N° 381 (En langue bretonne)

C’est le journal de voyage d’André Ollivier.

André est quelqu’un de très sympathique, qu’ont croisé tous ceux qui ont vu ne serait-ce qu’une fois un spectacle de Strollad Ar Vro Bagan. Il en est un des piliers puisqu’il en été le président pendant une dizaine d’années. Depuis le milieu des années 1970 il en est aussi l’un des principaux comédiens, interprétant (presque) à chaque fois un rôle de premier plan dans les créations de la troupe.

C’est aussi quelqu’un qui s’exprime très bien en breton. En présentant ce numéro d’AI LIAMM, Goulc’han Kervella fait à juste raison l’éloge de son camarade.

Depuis qu’il a cessé toute activité professionnelle, André Ollivier a entrepris de sillonner les routes de France et d’Europe à vélo. Le journal qu’il publie cet été est un peu énigmatique au début. On comprend qu’il se trouve dans une abbaye de Roumanie, dont l’office lui paraît interminable. C’est petit à petit qu’on découvre son projet : remonter du delta jusqu’aux sources du Danube en traversant la Roumanie, la Serbie, la Hongrie et l’Allemagne. Le journal.

André Ollivier partage avec ses lecteurs ses péripéties de cycliste voyageur, ses états d’âme, les difficultés qu’il rencontre pour se loger et surtout pour communiquer : ne sachant ni le roumain ni le serbe, il s’était fait traduire un certain nombre de phrases élémentaires dans un carnet de route. L’anglais lui a été quelquefois utile, le français plus rarement. Il a pu parler breton à Vienne, mais n’en dit pas plus. Il a le plus souvent planté sa tente là où il le pouvait, mais des familles lui ont accordé l’hospitalité et l’ont volontiers hébergé. Il a même été très officiellement reçu dans une mairie, mais a dû aussi subir les soupçons de la police locale. On apprend que la hantise du cycliste au long cours est de se faire voler son vélo : André en a fait un cauchemar !

Comme il ne pouvait pas toujours échanger avec ses interlocuteurs en raison de la barrière de la langue, ses impressions sont visuelles. Il a remarqué la pauvreté des campagnes roumaines, les lopins de terre cultivés tout autour des maisons, les champs à perte de vue, mais n’a pas réussi, reconnaît-il, à comprendre le fonctionnement de l’agriculture locale. En Serbie, il a été frappé par les traces de la guerre toujours visibles sur les immeubles et le château d’eau de Vukovar, qu’il a photographiés.

Le carnet de route d’André Ollivier est en effet illustré de ses photos, et c’est sans doute la première fois que le revue AI LIAMM est ainsi imprimée en quadri, comme plusieurs autres revues en breton déjà. On aurait plusieurs fois aimé en savoir davantage. Le cycliste paraît plus concentré sur son objectif de randonneur (et l’on sent que bien souvent la solitude, les difficultés et la fatigue d’un si long trajet lui pèsent) qu’attiré par la découverte (mais il ne prend pas toujours le temps de faire état de ses rencontres). Il estime ne pas bien s’exprimer à l’écrit, mais son récit est sincère et plutôt agréable et il se lit en moins de deux heures.

2010- 50 pages – AI Liamm, 14 rue du Muguet – 22300 Lannion.

www.alliamm.com

 

 

19:24 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans Europe, Roumanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer

21/01/2015

Mury - Famille

 

cyclourisme

 

                                      The bentrider faMeuhly !

                     Une famille, des vélos couchés, un tour d’Europe...

Auteur : Mury, Malo, Léo, Hélène, Manu.

 « Partir 1 an avec les enfants pour faire un tour d’Europe à vélo ?! Mais vous êtres fous ! »

Oui, certainement un peu, mais nous ressentions le besoin de prendre le temps de « prendre le temps » en famille. Une superbe expérience à la découverte du sud et de l’est de l’Europe. Un voyage qui nous a changés. Nous nous sommes recentrés sur l’essentiel. Nous avons partagé les bons moments, mais aussi les galères et nous ressortons de cette aventure encore plus soudés qu’avant.

Ce voyage a été riche en émotions et en rencontres humaines qui nous ont marqués par leur spontanéité et leur générosité. Nous nous sommes découvert des ressources insoupçonnées...

8.300 Km à vélo, par tous les temps... C’est tout à fait réalisable même pour nous qui ne sommes pas sportif pour 2 sous ! De quoi être fiers de nos 2 gars !

France – Espagne – Portugal – Italie – Grèce – Bulgarie – Roumanie – Serbie – Hongrie – Slovaquie – Autriche – Allemagne – Suisse – France.

2015- 148 pages –  http://the-bentrider-fameuhly.eu  

Pris : 19 €

10:24 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans Allemagne, Autriche, Bulgarie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer

21/04/2011

Jaunereau Joseph

cyclotourismeAmicii Muntilor
Carnet de route de voyage en Transylvanie

Auteur : Joseph Jaunereau

 

Pour Jean-Luc Maréchal, qui proposait ce voyage,  il allait également bouleverser quelque peu sa vie et être au début d’un longue et profonde amitié pour la Roumanie et ses habitants, une amitié qui depuis huit ans l’a conduit a multiplier les voyages et les échanges avec ce pays et même à en apprendre la langue. À Comarnic, à son initiative et grâce à des bicyclettes offerte par l’intermédiaire du club cyclotouriste de Savigny-le-Temple, a été créé en 1992 le premier club de cyclotourisme de Roumanie, le «  Clubul Ciclo Turism Comarnic » (C.C.T.C) animé par Alexandru Dascàlu qui est devenu l’un de ses fidèles amis. Pour cet été 2000, Jean-Luc, qui est ailleurs membre de l’association Cyclo-Camping International (C.C.I), et Alexandru, ont décidé d’associer à leur plaisir de voyager en Roumanie, des cyclos campeurs Français, membres de l’association C.C.I. ainsi que des jeunes Roumains membres d’un club VTT de Sibiu (une des grandes villes, dans le centre du pays). Ils ont proposé un séjour itinérant de trois semaines en Transylvanie, séjour « organisé » selon les règles très simples de l’association C.C.I c’est à dire en totale autonomie et totale indépendance individuelle de chaque membre. Étant déjà venu en Roumanie il y a trois ans, je ne pouvais pas manquer cette seconde occasion de mieux connaître ce pays.

 

2000 -  40 pages - Cyclo-Camping International

Joseph Jaunereau  nous a quittés le 10 avril 2011 à l’hôpital de Niort.

Extrait de sa dernière lettre aux adhérents de C.C.I :                                    

                                                         «  AU REVOIR »

Après 10 années au cours desquelles je viens d’assumer, d’abord comme trésorier pendant 5 ans, puis comme président pendant 5 ans également, une part importante des tâches de gestion de CCI,  j’ai pris la décision de ne pas me représenter pour une nouvelle année au C.A. Les confiances successives qui m’ont été accordées pendant 10 ans m’ont apportées de très nombreuses satisfactions, quelques difficultés à surmonter aussi. J’espère surtout avoir contribué à ce que notre association, grâce à une équipe renouvelée et surtout étoffé au cours de ces 10 années, réussisse à faire perdurer sur de nombreux points, les bases que nous ont léguées celles et ceux qui, en association avec Philippe Roch, ont contribué dans les années 80 à la création non seulement de CCI, mais également de la revue. Aujourd’hui, je suis particulièrement satisfait de voir que toutes ses activités forment encore, près de 30 ans après leur création...
Il termina sa lettre par : Bonne route à chacun et à chacune, et longue vie à Cyclo-camping International .

Extrait d’un de ces très nombreux hommages rendus à Joseph  :

C’est une triste nouvelle. J’ai du mal à réaliser qu’il est déjà parti.
Mon souvenir de lui en est un de capitaine au cœur tendre qui nous ramenait à l’ordre à chaque rond point de la Bretagne.
Calmement, il nous conduisait par des rues sinueuses vers des lieux séculaires, nous transmettant sans même dire un mot son enthousiasme contagieux. Une fois sur place, il se retournait pour nous lancer son sourire timide, nous invitant à partager ses découvertes. Il avait cette spontanéité lui permettant de s’émouvoir devant un paysage, une petite rue typique, un phénomène géographique... Merde, merde, il avait encore tant de routes à découvrir... et tant de beaux moments à offrir aux autres.
Mon plus grand regret est qu’on ne pourra pas l’initier aux routes québécoises. 

Denys Leclaire de Sherbrooke (Québec)

17:51 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans Roumanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer