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27/03/2018

Woodland Léo

Woodland-couverture.jpgSticky Buns Across America
Back-roads biking from sea to shining sea

Auteur : Léo Woodland

 

Il est très inhabituel pour un récit de voyage de faire figurer la carte en page 1 de couverture. Et en plus, celui-là m’inspirait beaucoup : il suivait sur une bonne partie le cheminement de l’expédition de Lewis & Clarke, la première traversée est-ouest du continent par des Américains, en remontant le Missouri. J’avais adoré leur récit, une véritable aventure d’exploration vécue, pleine de couleurs et de description de l’Amérique indigène. J’ai cependant dû attendre les toutes dernières pages du récit de Léo Woodland pour lire la première allusion aux deux héros du mythe fondateur des USA. Il en est beaucoup plus critique que moi puisqu’il y a davantage vu le récit d’une conquête militaire. Léo avait auparavant fait allusion à deux autres auteurs sans les critiquer, peut-être parce qu’ils l’ont inspiré dans sa description de la campagne américaine. Deux auteurs qui m’avaient moi-même beaucoup influencé. Il s’agit de Josie Dew, écrivaine prolifique dont la caractéristique, qu’on me pardonne mais cela m’est apparu suffisamment curieux pour que je relève, est d’attirer les exhibitionnistes comme la bière les guêpes. L’exhibitionnisme est une perversion sexuelle que j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre (à l’inverse des autres), et qu’on jugerait imprudemment sans danger. En effet Josie Dew fut séquestrée dans un appartement en étage, dont elle a dû s’échapper par une fenêtre. En Bulgarie si ma mémoire est bonne.
Le deuxième est William Least Heat Moon, dont le récit d’un tour des USA en camping-car en ne suivant que les « routes bleues » (l’équivalent de nos routes blanches Michelin) resta plusieurs mois un best-seller dans les années 1982-83.
Léo a les mêmes centres d’intérêt (hormis les exhibitionnistes...), c’est un documentariste cultivé. Je me demande comment il a pu prendre autant de notes sur tous les villages que lui et son épouse Steph ont traversés et où il a remarqué quelque chose de surprenant, d’inédit, d’humoristique ou de typiquement américain. En effet, la situation de ce couple n’est pas commune : nés et élevés au Royaume Uni, ils sont venus prendre leur retraite dans le Sud-Ouest et ont la nationalité française. Les voilà donc, parfaitement anglophones mais officiellement français, à traverser les États-Unis, ce qui n’est vraiment pas banal et vaut au lecteur un point de vue totalement unique, qu’aucun Français ou qu’aucun Britannique n’aurait pu fournir. Il faut donc toutes affaires cessantes lire ce livre.
Un détail à son sujet, il est en anglais, mais je ne doute pas que, chez les voyageurs à vélo, tout le monde maîtrise cette langue. Cherchez, pour vous mettre l’eau à la bouche, si j’ose, le double-sens d'une partie de son titre : « sticky buns ».

Note de lecture spontanée proposée par Bernard-Régis Magnouloux


2012212 pagesMacGann Publishing 

Prix : $16.95 US

17:38 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans États-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer

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