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15/01/2020

Bernat Harold

Bernat-couverture.jpgL’œil du cyclo
Critique de la raison motorisée

Auteur / Harold Bernat

 

Extrait:
La suite est mémorable. À la sortie du bourg, les cyclos prennent à droite, une large descente, un petit raidillon avant de retrouver sur le bord de la route les panneaux bariolés du Couvent alternatif. Le jeudi, au Couvent, c’est la journée du porc. Nous ne sommes que mardi. Sous la pluie de Bretagne, alors que le soleil commence à décliner, le cyclo réalise qu’il a fait une boucle, une «camlez» dans le jargon technique. Une camlez, pour désigner le bégaiement circulaire, le dérisoire radotage de la créature stagnante. Le retour névropathe de l’adulte sénile aux collections de sa petite enfance, c’est une camlez. Une camlez, le millième «je t’aime» de l’amant fatigué à la gentille Yvette au thé dansant de Morlaix. Camlez encore le pot de la rentrée, l’apéro de sortie, le cycle de la vie, l’importance de l’Europe et le retour des moules.

L’œil du cyclo décrit un authentique voyage en bicyclette. Côtes, faux-plats et descentes, de Saint-Lô (50) à Créac’h (29). Nietzsche, pâté Hénaff, Kant et tentes Quetchua.

Harold Bernat est agrégé de philosophie et enseignant. Il a publié Vieux réac! Faut-il s’adapter à tout ? (Flammarion, 2012).

 

201240 pagesÉditions Dasein & Circolo P. Eldritch

Prix : 8 €

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