Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/05/2022

Caël Arnaud

Caël-couverture.jpgMon Ventoux

Auteur : Arnaud Caël
Préface : Bernard Thévenet

 

Comme des milliers de cyclotouristes chaque année, un Lorrain de 35 ans se lance le défi de grimper le mont Ventoux.
À elle seule, la petite histoire d’Arnaud Caël, de son entraînement à l’ascension tant redoutée, ferait déjà un roman palpitant. Or elle va croiser la grande Histoire : celle des forçats de la route, des coureurs du Tour de France.
Possédé par son mythique sujet, notre journaliste de métier veut en percer tous les mystères. Il retrouve les fantômes de Bobet, Kübler, Pantani, mais aussi un Thévenet qui nous gratifie d’un récit sensationnel. Il interroge le recordman des montées du Géant de Provence, et c’est hallucinant. Il interviewe la fille de Tom Simpson, qui s’y écroula en 1967, et l’émotion nous étreint. Il exhume des chevauchées insoupçonnées, comme la première femme qui réalisa l’exploit. C’était en 1903…
Récit d’une conquête à bicyclette, épopée patrimoniale, Mon Ventoux fera vibrer tous les amoureux de l’effort, du panache et de la France du Tour.

Commentaire de Jean-Yves MOUNIER
D’emblée, Arnaud nous avertit : « certains passages de cette aventure souffrent d’une très légère exagération ».
L’aventure : escalader le Mont Ventoux pour rester fidèle à une promesse faite… accoudé au comptoir !
L’exagération : comment faire autrement, tant cette ascension est propice à la démesure, à tous les excès, aux fantasmes cyclistes les plus fous ?
N’y a-t-il pas une confrérie qui regroupe celles et ceux qui ont gravi trois, voire quatre fois en vingt-quatre heures le Géant de Provence par autant de faces ?
Le Mont n’a-t-il pas été gravi dès 1901 par Vélocio puis, deux ans plus tard, en compagnie de Marthe Hesse, la première femme à avoir vaincu le Tourmalet ?
Les derniers kilomètres côté Bédouin ne s’ornent-ils pas de stèles rappelant la disparition de Tom Simpson ou du Gaulois ?
Et que dire de Pétrarque qui, à pied, gagna avec ses compagnons le sommet décrit comme « une masse de terre et de roches escarpés, presque inaccessible » ? Si la bicyclette avait été inventée, nul doute qu’il serait devenu le premier « cinglé du Ventoux ».
Tout cela, et bien d’autres anecdotes et faits de haute tenue cycliste, l’auteur nous le raconte à la faveur de sa propre progression, « il faut avancer. Grappiller chaque mètre. Absorber le bitume dans l’attente d’une trêve éphémère. Mais illusoire ».
Un petit livre qui se lit en bien moins de temps qu’il ne faut pour se rendre là-haut et qui ravira toutes celles et tous ceux qui ont déjà transpiré sur les pentes surchauffées du Mont Chauve et donnera sûrement aux autres envie de s’y frotter.
Un régal, à savourer devant une bonne Chimay bleue.
Seule petite réserve : l’erreur orthographique sur le nom de Paul de Vivie.

 

202296 pagesAndersen

Prix : 9,90 €

Livre lu et apprécié par le comité de lecture du blog

Sur le Ventoux, voir également le recommandé "Vélo et Ventoux" de Roger Pierre Turine ainsi que quelques autres titres plus anciens présentés sur ce blog.

12:10 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans France, Mont Ventoux | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer

Commentaires

Un commentaire a été ajouté à cette fiche le 21/05/22.

Écrit par : Jean-Yves MOUNIER | 21/05/2022

Écrire un commentaire