Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/05/2018

Guérin Daniel

Daniel Guérin2018-couverture.jpgLa peste brune

Auteur : Daniel Guérin

 

L’importance, les conséquences possibles de la nomination d’Hitler comme chancelier du Reich le 30 janvier 1933 furent mal évaluées, y compris dans les rangs de la gauche française. Après les élections de novembre 1932, les nazis ayant perdu des sièges, Léon Blum écrivait qu’Hitler n’arriverait jamais au pouvoir.
En 1932, Daniel Guérin était parti avec un camarade, sac au dos, pour se rendre compte du climat qui régnait en Allemagne, que certains voyaient à la veille d’un affrontement révolutionnaire. Traversant aussi bien les grandes villes que les villages, il y rencontra sur les routes nombre de jeunes chômeurs qui, faute de mieux, vagabondent d’un endroit à l’autre ; de jeunes militants communistes et socialistes qui aspirent à l’unité que leurs directions ne font pas ; mais aussi de jeunes nazis, qui croient oeuvrer à un changement social radical. Dans nombre de villages, on dirait que, déjà, les nazis sont au pouvoir tant leurs symboles et leurs publications sont présents.
Mai-juin 1933 : Daniel Guérin retourne en Allemagne, cette fois comme reporter pour Le Populaire. Il y constate avec quelle rapidité les nazis, combinant leurs forces paramilitaires (SA, SS, Jeunesses hitlériennes) avec la police de l’État, ont mis au pas, embrigadé la population allemande. Syndicats et partis de gauche sont démantelés, les camps de concentration se remplissent, la terreur règne. Dans ces récits de voyage engagés mais lucides, celui qui publiera Fascisme et grand capital en 1936 nous fait sentir les passions qui traversaient à l’époque l’Allemagne, et comprendre l’engrenage fatal qui la fit basculer dans la dictature. Une tragédie riche d’enseignements quand se multiplient les régimes autoritaires.
Daniel Guérin (1904-1988), militant révolutionnaire, anticolonialiste, fut aussi un militant de la cause homosexuelle. Son parcours politique l’amena sans sectarisme dans les rangs du syndicalisme révolutionnaire, de la gauche socialiste, des groupes trotskystes puis des organisations libertaires. Homme de lettres, historien, son œuvre continue à susciter un intérêt dont témoignent les rééditions récentes de ses livres.

2018144 pagesÉditions Spartacus

Prix : 10 €

 

Ce livre est une nouvelle édition de celui paru en 1996 chez Spartacus. Il fait l'objet d'une préface mise à jour de Alain Bihr.

Sur les autres éditions de ce texte, lire la fiche que nous lui avions consacré en 2012.

 Lu et apprécié par le comité de lecture du blog

20:44 Écrit par Biblio-cycles de Philippe Orgebin et Jean-Yves Mounier dans Allemagne, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer

Écrire un commentaire